Pour une première en solo sur Zoukati, je n’ai pas été déçu !
La mini solo était la première course de la saison, avec 110 milles en passant une bouée devant le port de Gruissan.
Un départ tranquille par 15 nœuds d’air. Malgré une procédure de départ ratée ( tête en l’air !), je passe la bouée de dégagement dans le groupe de tête. Jusqu’à Sête, c’est une bonne balade avec tout dessus. Avec de l’avance sur les prévisions, une rotation plein Ouest nous oblige à passer au près. Et le vent monte, monte encore et un cran de plus.
A 17h je passe au Cap d’Agde dans les 5 premiers avec 25 nœuds établis. En sortant de la protection du Cap plus de 30 nœuds, pile dans le nez. La course se transforme en survie (ces conditions sur nos bateaux sont assez extrêmes). Pour simplifier la tâche je décide de prendre par le large (m’éloigner de la côte pour pouvoir se reposer un peu). Mauvaise option qui me fait perdre 2 heures lorsque j’arrive à la marque de Gruissan. Un passage difficile avec près de 40 nœuds de vent et des manœuvres compliquées à réaliser.
Le retour est rapide (entre 10 et 12 nœuds). Un petit bord vers Marseillan pour dormir un peu (en fait je n’ai pas fermé l’œil mais j’ai pu lâcher la barre un petit moment).
A 7h50, je franchis la ligne d’arrivée en 6ème position.
Sur 35 bateaux au départ, seulement 17 sont classés. Cela donne une idée de la difficulté de cette course. 21 heures de mer, très intenses au final. Et surtout aucune casse : le bateau est super agréable, même dans le gros temps.
Pas de photos … quand c’est la guerre à bord, on pense à autre chose.
29 mai 2007
21 mai 2007
un bon commencement
Première régate et première victoire !La matinée de dimanche était bien grise, mais c’est sous le soleil que nous avons franchi la ligne d’arrivée de la «Tribord ». Sur les 28 bateaux au départ, nous sommes les seconds à franchir cette ligne d’arrivée.Vu que le seul bateau nous précédant doit nous rendre du temps (expression consacrée lors d’une course à handicap), nous sommes donc déclarés vainqueurs.
La régate "Tribord" est organisée par le magasin Décathlon de Nîmes, mon partenaire technique. Un bon résultat dès la première sortie scelle notre partenariat sous de bons auspices.Un grand merci à mon équipage de choc du jour, Matthieu Girolet (un habitué) et Valérie (pour sa première régate de l’année, et vice présidente de l'association Zoukati).Toujours à fond, et le résultat est là.un équipage heureux, vétu du magnifique tee-shirt Zoukati
15 mai 2007
un nouveau partenaire: Decathlon Nîmes
Je suis depuis samedi (et pour une période de 1 an) partenaire du magasin Décathlon de Nîmes. Je serai donc bien couvert pour la saison avec veste de quart, salopette, polaire ...

Bien équipé, dans une course au large, où la règle des F est primordiale * un bon équipement est fondamental.
Alors, pour la mise en place de ce partenariat, un grand merci à Andréa Trevisan, responsable du rayon nautique du magasin Décathlon de Nîmes, qui croit au programme Zoukati.
* une version simple de cette règle est: Froid, Faim, Fatigue.
Autrement dit, bien au chaud avec un repas dans le ventre et ayant fait un bon petit somme; Rien à voir avec le mini: bien mouillé, avec le ventre vide (à force de vomir) et les yeux avec un penchant pour la myxomatose (bien rouge). Alors se retrouver bien habillé, correspond à un élément de qualité pour un programme de course au large.
PS: c'est de l'humour pour l'ambiance mini, sinon je ferais du point de croix ! mais la règle est très importante.
01 mai 2007
Vive le carbone en série
L’article S1 du guide mini (la bible du ministe) est pourtant clair : le carbone est interdit sur les bateaux de série.
Zoukati serait-il l’exception qui confirme la règle ?
En fait, tout en respectant la jauge, une légère couche de peinture antifouling recouvre maintenant la carène de Zoukati … et le speedy carbonium est à base de carbone pur !!!
Pour cette mise en beauté, je remercie A à Z Nautisme (et son responsable Xavier Ducasse) qui m’a fourni à titre gracieux les pots de peinture.
Avec sa belle robe grise, le 676 a rejoint le fameux ponton B de Port Camargue et attend maintenant la prochaine régate.
Avant de retourner à l’eau, j’ai d’abord allégé le bateau en faisant un trou dans la coque. C’est une sensation étrange et pas vraiment plaisante de percer un trou de 50 mm à côté de la quille. Ce trou a vite été bouché par la sonde du loch (appareil permettant de mesurer la vitesse surface). Et bonne nouvelle, il n’y a pas d’eau qui rentre dans le bateau.
Autre activité le lendemain au cours d’une petite sortie rapide. Le but est simple : permettre à Vincent Bazile (le maitre voilier et responsable de la belle garde robe de Zoukati chez Véga Voiles) de vérifier la forme des voiles (et notamment la Grand Voile). Le maitre voilier est l’équivalent du styliste d’une collection de haute couture et Vincent, à ce titre, est venu voir comment la garde robe va sur le top modèle (c’est Zoukati la belle !!). Un petit retour sur le plancher de la voilerie pour la Grand Voile et une validation pour les autres voiles.
Zoukati est entre de bonnes mains.
Zoukati serait-il l’exception qui confirme la règle ?
En fait, tout en respectant la jauge, une légère couche de peinture antifouling recouvre maintenant la carène de Zoukati … et le speedy carbonium est à base de carbone pur !!!
Pour cette mise en beauté, je remercie A à Z Nautisme (et son responsable Xavier Ducasse) qui m’a fourni à titre gracieux les pots de peinture.
Avant de retourner à l’eau, j’ai d’abord allégé le bateau en faisant un trou dans la coque. C’est une sensation étrange et pas vraiment plaisante de percer un trou de 50 mm à côté de la quille. Ce trou a vite été bouché par la sonde du loch (appareil permettant de mesurer la vitesse surface). Et bonne nouvelle, il n’y a pas d’eau qui rentre dans le bateau.
Zoukati est entre de bonnes mains.
22 avril 2007
"Engagez-vous qu'il disait !?" (légionnaire d'Astérix)
De retour à la maison, essayons de faire objectivement le point sur le départ décevant de ma saison.
Le côté négatif pour commencer :
- Les 500 milles du grand prix d’Italie ne sont pas dans l’escarcelle de Zoukati
- De nombreux petits points de détails ne nous ont pas permis d’être à l’heure à Gènes.
Le côté positif ensuite :
- Le bateau est bien préparé (les courses de plus de 500 milles tel que le grand prix représentant la préparation la plus importante, en dehors de la transat).
- Le bateau a parcouru 285 milles, tout de même, avec plusieurs fois de l’air (notamment entre les îles du Levant et de Port Cros).
- J’ai pu prendre en main de façon très satisfaisante le nouveau joujou (y compris en solitaire).
- Tous les petits défauts de jeunesse du bateau sont soit résolus soit connus et en cours de modification.
Pour tout ce travail, je remercie très largement Matthieu Girolet, équipier théorique du grand prix, et surtout ami depuis plusieurs saisons en mini. Après une première course ensemble (la mini max 2005, qui nous avait laissé un gout amer de 4ème place, sans pouvoir se racheter sur la deuxième étape, annulée à cause d’une météo désastreuse), j’ai eu le plaisir de m’occuper de son bateau à Horta (Açores) en août dernier, durant l’escale de la course Les Sables – Les Açores (ainsi que de celui de Dominique Barthel). Cette année, je serai au départ de la Transat 6,50 pour les aider dans leur préparation finale. Matthieu est méticuleux, et quand une étape de préparation est validée, c’est que cela est bien fait !
Alors je le remercie pour sa rigueur, sa précision et le temps qu’il a passé à mettre toutes les ficelles en place.
Dans un avenir proche, le bateau doit être caréné pour être protégé efficacement contre la végétation marine durant la saison. Cela sera le travail de Samedi prochain, avec en plus l’installation d’une centrale de navigation. Dimanche … je retourne naviguer si tout va bien.
Le côté négatif pour commencer :
- Les 500 milles du grand prix d’Italie ne sont pas dans l’escarcelle de Zoukati
- De nombreux petits points de détails ne nous ont pas permis d’être à l’heure à Gènes.
Le côté positif ensuite :
- Le bateau est bien préparé (les courses de plus de 500 milles tel que le grand prix représentant la préparation la plus importante, en dehors de la transat).
- Le bateau a parcouru 285 milles, tout de même, avec plusieurs fois de l’air (notamment entre les îles du Levant et de Port Cros).
- J’ai pu prendre en main de façon très satisfaisante le nouveau joujou (y compris en solitaire).
- Tous les petits défauts de jeunesse du bateau sont soit résolus soit connus et en cours de modification.
Pour tout ce travail, je remercie très largement Matthieu Girolet, équipier théorique du grand prix, et surtout ami depuis plusieurs saisons en mini. Après une première course ensemble (la mini max 2005, qui nous avait laissé un gout amer de 4ème place, sans pouvoir se racheter sur la deuxième étape, annulée à cause d’une météo désastreuse), j’ai eu le plaisir de m’occuper de son bateau à Horta (Açores) en août dernier, durant l’escale de la course Les Sables – Les Açores (ainsi que de celui de Dominique Barthel). Cette année, je serai au départ de la Transat 6,50 pour les aider dans leur préparation finale. Matthieu est méticuleux, et quand une étape de préparation est validée, c’est que cela est bien fait !
Alors je le remercie pour sa rigueur, sa précision et le temps qu’il a passé à mettre toutes les ficelles en place.
Dans un avenir proche, le bateau doit être caréné pour être protégé efficacement contre la végétation marine durant la saison. Cela sera le travail de Samedi prochain, avec en plus l’installation d’une centrale de navigation. Dimanche … je retourne naviguer si tout va bien.
13 avril 2007
sniff ! Il n'y a plus qu'à attendre ...
Manu n'a pas eu grand chose à vous dire ... dommage mais compréhensible. Nous n'avons pas pu courir le Grand Prix d'Italie. La faute à pas de vent (et à un choix de préparation regrettable à posteriori). Je m'explique avec un historique des quinze derniers jours.
Départ vendredi 30 mars de Chaponnay et arrivée samedi matin à Saint Raphaël. Mise à l'eau rapide et premier constat (je sais, Manu l'a déjà dit): il flotte et très bien (le tableau arrière est hors de l'eau).
L'après midi est consacrée à la préparation du gréement ... sous la pluie !! Vers 19h, épuisé par 48h non stop (le vendredi a été bien occupé par mon intervention dans les classes de CM2 de l'école de Chaponnay et la visite du bateau par les CE1, puis après l'école, visite libre par plus de 100 enfants et adultes), claquant des dents et trempé jusqu'aux os je lève le camp. Le bateau est maté.
Pluie encore le dimanche matin alors le travail avance très doucement. L'après midi, mon frère vient me préter main forte et le gréement courant, la bôme ainsi que tout le pouliage est mis en place. Cela commence à ressembler à un voilier.
Matthieu arrive le lundi matin et le constat est clair : nous ne sommes pas prêts à courir, et même pas à convoyer Zoukati. Alors au boulot, aidé aussi par Serge. Le soir nous prenons la décision de finir le bateau avant d’aller à Gènes. Mardi, même jeu. Le bateau est presque prêt et nous faisons une première sortie : pas de vent au port, mais rapidement 20 nœuds sur l’eau avec grand voile haute et génois … c’est un peu juste, surtout que Thomas (1mois) a emmené Claire sa maman pour cette sortie. Retour rapide au port après avoir explosé une poulie de bordure.
Le bateau est prêt Mercredi et nous décidons de partir pour Gènes. Départ vers 15 heures, rapidement le vent de Sud Est monte à 20 nœuds, « on met la salopette », puis 25 nœuds, « passe moi ma veste ». Le problème, car il y a un problème est lié à la grand voile. Elle déralingue, c'est-à-dire que la voile se détache du mat par le haut. Trois fois en moins de deux heures, avec des conditions de mer assez agitée sous 2 ris et solent. Avec Matthieu nous baptisons le bateau. Mais comme d’habitude je gagne, 2 vomis à 1 !! Et moi en plus, j’ai fait les deux safrans.
Retour au port en fin d'après midi, après avoir pris la décision de ne pas passer la nuit avec cette voile défaillante. Nous savons que nous hypothéquons le convoyage.
Réparation le jeudi matin de la voile chez Guillaume Magnan (le fils du constructeur des Super Calin) puis après avoir validé la VHF (je n’ai pas parlé de l’antenne, mais c’est quasiment 5heures en tête de mat pour finir par comprendre qu’elle fonctionne depuis le début ! argh …)
Nouveau départ jeudi vers 16 heures, avec un dead line fixé à minuit à Nice pour être dans les délais. Après une nuit à courir après le temps, le constat est amer, à 8 heures du matin il reste encore 85 milles à parcourir (c'est-à-dire que nous n’avons parcouru que 30 milles en 14 heures). Il faut prendre une décision, aussi difficile qu'indispensable: nous ne pouvons pas être à Gènes avant le départ. Retour à Saint Raphaël en fin de journée de vendredi, au ralenti. Il n’y aura pas de course pour Zoukati.
Je repars le samedi matin en solo pour convoyer cette fois sur Port Camargue. J’arrive le lundi à 2 heures du matin. Matthieu qui en a profité pour s’entrainer sur son super câlin en baie d’Aigues Mortes, m’attend pour retourner chez lui où je vais rechercher la remorque.
Finalement c’est à 18 heures, le lundi de Pâques que le bateau est au port et la remorque sur la zone technique.
Mardi matin, Zoukati est remis sur la remorque, prêt à être caréné la prochaine fois.
Pour clôturer la semaine, un aller retour rapide à Port la Forêt (finistère) pour une réunion des directeurs de courses, car je viens d’être habilité par la FFV comme directeur de course de la Mini Lions (début juin).
Pour finir, merci à tous ceux qui m’ont aidé dans cette épopée : Matthieu et Claire pour leur acceuil et leur aide durant toute la semaine, Xavier du Chantier de AàZ (à Saint Raphaël), Stéphane (mon frère), Serge, et tout ceux qui sur le port nous ont encouragé et trouvé le bateau « superbe ».
Pluie encore le dimanche matin alors le travail avance très doucement. L'après midi, mon frère vient me préter main forte et le gréement courant, la bôme ainsi que tout le pouliage est mis en place. Cela commence à ressembler à un voilier.
Matthieu arrive le lundi matin et le constat est clair : nous ne sommes pas prêts à courir, et même pas à convoyer Zoukati. Alors au boulot, aidé aussi par Serge. Le soir nous prenons la décision de finir le bateau avant d’aller à Gènes. Mardi, même jeu. Le bateau est presque prêt et nous faisons une première sortie : pas de vent au port, mais rapidement 20 nœuds sur l’eau avec grand voile haute et génois … c’est un peu juste, surtout que Thomas (1mois) a emmené Claire sa maman pour cette sortie. Retour rapide au port après avoir explosé une poulie de bordure.
Retour au port en fin d'après midi, après avoir pris la décision de ne pas passer la nuit avec cette voile défaillante. Nous savons que nous hypothéquons le convoyage.
Réparation le jeudi matin de la voile chez Guillaume Magnan (le fils du constructeur des Super Calin) puis après avoir validé la VHF (je n’ai pas parlé de l’antenne, mais c’est quasiment 5heures en tête de mat pour finir par comprendre qu’elle fonctionne depuis le début ! argh …)
Finalement c’est à 18 heures, le lundi de Pâques que le bateau est au port et la remorque sur la zone technique.
Mardi matin, Zoukati est remis sur la remorque, prêt à être caréné la prochaine fois.
Pour clôturer la semaine, un aller retour rapide à Port la Forêt (finistère) pour une réunion des directeurs de courses, car je viens d’être habilité par la FFV comme directeur de course de la Mini Lions (début juin).
Pour finir, merci à tous ceux qui m’ont aidé dans cette épopée : Matthieu et Claire pour leur acceuil et leur aide durant toute la semaine, Xavier du Chantier de AàZ (à Saint Raphaël), Stéphane (mon frère), Serge, et tout ceux qui sur le port nous ont encouragé et trouvé le bateau « superbe ».
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